HUMANS OF KARACAL

Océans - une histoire d’amour à protéger

Une interview avec Margot du podcast La Green Wave

11 août, 2021

“Quand on se rend compte de la beauté de la nature, ça donne envie de la protéger.”

Il est 8h du matin quand le téléphone sonne dans sa petite maison située en Guadeloupe. À Paris, il est 14h et chez Karacal on vient de finir le fameux café post déjeuner. Malgré l’heure matinale, notre contributrice Margot est réveillée depuis un bon moment quand je l’appelle. Levée avec le soleil, elle est prête à répondre à nos questions  pour le Humans of Karacal. 

Ce ne sont pas les matins ensoleillés qui ont amené Margot en Guadeloupe mais bien sa passion absolue : la plongée. Elle ne plonge pas seulement sur cette île ; l’amour pour l’océan emmène Margot dans le monde entier et c’est l’envie de partager cette passion qui l’a poussée à créer son podcast La Green Wave


“Quand j’ai eu 18 ans, je suis partie en Australie pendant un an. Je suis partie sans billet de retour mais je pensais rester un an et que je rentrerais en France après pour faire des études. Finalement je suis vite tombée dans la plongée et je ne me suis pas arrêtée.  Après l’Australie je suis partie à Tahiti où je suis restée un an puis en Thaïlande où je suis restée encore un an et ensuite dans les îles Fiji encore quelques mois. Finalement j’ai constaté que j’avais envie d’aller plus loin dans mes démarches et dans mon lien avec l’océan, je me suis décidée à faire de la biologie marine à l’université et je suis rentrée en France.”

Ayant grandi en région parisienne, Margot n’est pas née les pieds dans l’eau. Cet amour pour l’océan grandit avec elle au fur et à mesure de ses voyages, ses expériences et ses rencontres. C’est grâce à cet intérêt qu’elle a vu se développer en elle qu’elle a décidé de partager sa passion avec d’autres. Sa curiosité a fait naître la Green Wave Podcast. 


“C’est un podcast qui est dédié aux océans et plus particulièrement à la protection des océans. Tous les épisodes abordent une thématique liée aux océans et on essaie d’y comprendre quelles sont les menaces et comment on peut envisager des solutions pour protéger les océans. Il reçoit à la fois des chercheurs qui viennent présenter leurs sujets d’études, des citoyens ou des associations qui mettent en place des actions de protection.”

Avec son parcours, Margot montre qu’avec  de la motivation et une bonne dose de passion il est possible de réaliser ses rêves. Pourtant, ce n’était pas donné. Quelques années auparavant, elle ne connaissait pas encore cette passion qui allait naître en elle et son choix de faire une filière ES (Economique et Sociale) lui a mis des bâtons dans les roues. 


“C’est vraiment en Australie et à Tahiti que j’ai commencé à comprendre que j’avais envie d'étudier tout ce qui se passait dans le monde marin et vraiment étudier le vivant pour voir comment il fonctionne. C’est vrai qu’à la base je n’avais aucune formation et rien qui me permettait de me lancer là-dedans (...). Au fur et à mesure des années je me suis dit que je n’allais pas être accepté en biologie et je trouvais ça dégoûtant parce que j’étais tellement passionnée et j’étais tellement sûr que je pouvais le faire que je ne comprenais pas pourquoi ma motivation ne suffisait pas.”

“Finalement, j’ai eu des cours de remise à niveau à la Rochelle et ça s’est super bien passé. J’ai beaucoup travaillé parce qu’effectivement il y avait des notions que je n’avais pas par rapport aux élèves qui avaient fait une filière scientifique. Mais j’avais d’autres choses que ces étudiants dans le sens où j’avais déjà toute cette passion pour les océans et je savais très bien pourquoi je faisais ces études. J’arrivais à associer ce que j'apprenais à des choses que j’avais vu. Tout pour moi faisait sens dans cette licence et même si c’était difficile avec la biochimie, la physique, les mathématiques, j’ai réussi mon année. Ça m’a prouvé que j’étais vraiment capable, même s’ils m’ont refusé avant dans les universités au final, au fond de moi, je savais que j’en étais capable.”

L’Université de Rochelle a cru en son élève et c’est grâce à leur soutien et celle de l’association LemonSea que La Green Wave podcast a vu le jour et propose aujourd’hui ses épiodes de qualité. 

Margot rêve de pouvoir partir aux quatre coins du monde pour explorer les océans et les êtres  vivants qui les peuplent. Elle mène une réflexion sérieuse sur les modes de transport éco-responsables et espère un jour pouvoir partir en voilier. Parmi les nombreuses destinations qu’elle a eu la chance d’explorer, c’est Tahiti qui reste gravé en elle. Peut-être qu’un jour elle aura la possibilité de partir avec un équipage sur un voilier,  sa grande motivation en bandoulière pour explorer Tahiti, et le reste du monde. Nous lui souhaitons toute la réussite qu’elle mérite ! 

En attendant de découvrir ses futures aventures, vous avez déjà de quoi rêver mais aussi vous questionner sur l’avenir de notre planète bleue, dans les épisodes de la Green Wave Podcast sur Karacal. Les épisodes grand-format sont dispo ici



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